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CHARLOTTE GAINSBOURG:SON LIVE À NEW-YORK
4.2
Pour son deuxième album, « IRM », Charlotte Gainsbourg fait ses premiers pas sur scène. Depuis le vendredi 12 mars, son live à New-York est retransmis en exclusivité sur internet sur « wormee.com » et du coup sur www.poutrelle.fr.gd. L’occasion de retrouver l’intimité de ce premier concert américain au Hiro Balroom, où Charlotte Gainsbourg est accompagnée de Beck et de ses musiciens. C’est en effet le chanteur et auteur-compositeur américain qui lui a taillé sur mesure ses chansons. Un avant-goût des concerts qu’elle donnera dans toute la France à partir de juin 2010.
Gaëtan Roussel attaque en solo: [Par Gilles Médioni (L'Express), publié le 15/03/2010]
La force poétique de Louise Attaque, la fronde du duo Tarmac, les derniers titres d'Alain Bashung (Bleu pétrole) ou de Vanessa Paradis (Il y a)... En une dizaine d'années, Gaëtan Roussel a imprimé son spleen impalpable et son inspiration ténébreuse à la chanson rock. Pour son premier album solo Ginger - gingembre ou rouquin en anglais - Roussel, épaulé par Joseph Dahan, l'ancien bassiste de La Mano Negra, et rejoint par deux invités, Gordon Gano (Violent Femmes) et Renee Scroggins (ESG), élargit son panorama. Le chanteur a du savoir-faire et montre la largeur de sa palette grâce à une voix plaintive qui s'empare, tour à tour, du rythme des musiques de danse, de l'esthétisme de la pop ou de la douceur du folk. Jamais là où on l'attend vraiment, Ginger est un disque riche qui réussit presque à chaque fois son coup, avec néanmoins quelques réserves sur la partie dance. La veine volcanique de Gaëtan Roussel fait mouche, et son écriture, que l'on pourrait juger minimale à la première écoute, a une dimension contemplative, sombre et simple, notamment dans Les Belles Choses ou Des questions me reviennent.
Gorillaz : Plastic Beach en écoute intégrale
On avait, avant de pouvoir l’écouter, entendu beaucoup de choses sur Plastic Beach, le troisième album de Gorillaz, groupe cartoon-pop de Damon Albarn et de son complice dessinateur Jamie Hewlett. D’abord, un casting assez fou : Snoop Dogg, Lou Reed, Mark E Smith, Mos Def, Bobby Womack, Gruff Rhys des Super Furry Animals, Mick Jones et Paul Simonon des Clash ont en effet répondu à l’appel…
Ensuite, une histoire rocambolesque et un peu marrante à la fois : après la destruction des studios Kong, l’album aurait été enregistré sur une île constituée d’ordures et de déchets abandonnés par ces satanés humains, située au Point Némo, point de l’océan Pacifique le plus éloigné de toutes les côtes terrestres. Des quatre personnages originaux (Murdoch, 2D, Russell et Nooddle), ne resterait désormais que l’affreux jojo Murdoch, content de s’être enfin débarrassé de ses copains envahissants. Enfin, des belles promesses : "ce sera l’album de Gorillaz le plus pop" avait annoncé Damon Albarn lors d’un entretien accordé au NME l’automne dernier.
Le petit filou. Plastic Beach, qu’on a eu le grand privilège d’écouter quelques jours avant sa sortie mondiale, n’est pas du tout l’œuvre pop annoncée : c’est, de très loin, le disque le plus hip-hop de Gorillaz. Davantage ancré dans la lignée des projets du supergroupe de Dan The Automator Deltron 3030 (auquel Albarn a participé) que dans la tradition indé de Blur, Plastic Beach est déroutant à la première écoute : celui qu’on sait capable de composer de grandes chansons semble avoir décidé de privilégier les digressions tordues, les morceaux sinueux et les parenthèses songeuses. Aucun vrai tube sur le disque, aucune composition évidente de prime abord, exception faite de On Melancholy Hill, ballade amoureuse et caresse-cœur qui pourrait bien sauver les trente prochaines Saint Valentin.
Car le reste- seize morceaux tout de même- est beaucoup moins facile d’accès : que ce soit sur Sweepstakes avec Mos Def, Welcome to the World of the Plastic Beach avec Snoop Dogg ou Rhinestone Eyes, ce que le père Albarn semble vouloir dire aujourd’hui, c’est qu’il a choisi d’en finir pour de bon avec la pop anglaise et ses formats classiques- la tournée de reformation de Blur de l’été dernier, à l’écoute de Plastic Beach, prend plus que jamais des allures de tournée d’adieux.
Sade : "Soldier Of Love"
En près de deux décennies, Sade (Adu), 51 ans, a imposé une collection de joyaux soul (The sweetest taboo ; Smooth operator ; Feel no pain...) chantés d'une voix perlée avant de se retirer après la sortie de son album Lovers rock (2000). Dix ans plus tard, paraît enfin son sixième disque, Soldier of love, composé avec son équipe de toujours (Stuart Matthewman, Paul Denman et Andrew Hale) mais le temps semble s'être arrêté pour la belle anglo-nigériane. Le nouveau Sade déroule des morceaux taillés dans le même velours frappé que les précédents exceptées de vagues distorsions country ou reggae. La chanteuse égrène avec un calme frissonnant des textes impressionnistes autour de l'amour, de la rupture ou de l'absence. Quelques chansons émergent de ce disque enveloppant, lisse et léché pour soirées au coin du feu : The moon and the sky avec ses tombées de cordes, Long hard road à l'ambiance impeccable ou Morning bird, ballade abyssale au piano. Le single Soldier of love, avec ses collages trip-hop à la Massive Attack, ses roulements de batterie et sa rigueur mathématique, laissait présager un passionnant virage. D'autant que la voix a gagné en métal et en mélancolie implacable.
Plus de dix ans après Mezzanine, l'album qui a fait sa réputation, Massive Attack nous est revenu fin 2009 avec Splitting the Atom, titre extrait du cinquième album, qui marquait le grand retour du plus célèbre des groupes de trip-Hop, genre qu'il a participé à créer. Et il était attendu au tournant.
L'EP de quatre titres marquait par sa noirceur, proche de ce qu'on avait pu entendre des années plus tôt de la bande formée par 3D et Daddy G. Il nous révélait également qu'on ne serait certainement pas déçus. L'album impressionne également par ses collaborations : Damon Albarn (qui joue aussi de la basse sur Flat of the Blade), Tunde Adebimpe (TV on the Radio), Horace Andy, Martina Topley-Bird d'Elbow, Hope Sandoval, Adrian Utley de Portishead, etc.
Depuis le single "Loser", bidouillé dans sa chambre en 1994, Beck s'est imposé comme un des musiciens les plus prolifiques et talentueux de sa génération, à l'aise aussi bien dans le rock que dans le rap, le folk, le funk... Beck a été l'homme à tout faire de "IRM" : il a écrit la plupart des chansons, joue de nombreux instruments, chante en duo avec Charlotte Gainsbourg sur certains titres et produit le disque. Pour autant, l'actrice ne s'est pas contentée de poser sa voix sur les compositions de Beck, ces deux grands timides nouant progressivement une collaboration au fil des séances en studio. "On écrivait ensemble dans le studio, chacun dans son coin au début, et puis il m'a vraiment sollicitée, en guettant mes réactions, en les intégrant à son travail", expliquait récemment la chanteuse au magazine Les Inrockuptibles . la suite sur lepoint.fr
Sans être un retour complet aux sources, ce huitième album de Zenzile renoue avec les fondamentaux : le dub. Comme si le quintet angevin, après une virée dans des espaces plus rock, était venu récupérer son dû dans une boutique locale de prêteur sur gages (Pawn shop). Comme si, aussi, il avait profité de cette visite au Mont-de-piété français pour glaner d'autres influences. Car si le couple batterie+basse, appuyé par quelques envolées de guitares et effets de reverb et d'écho deci-delà, caractéristique du dub constitue l'ossature de la grande majorité des dix titres, ses sonorités se trouvent diluées au milieu d'autres courants musicaux. Une recette qui n'est pas nouvelle, le groupe la travaillant depuis ses débuts. Mais alors que chaque opus précédent se déclinait autour d'un thème majeur (le rock pour le précédent Living in monochrome), Pawn Shop synthétise cet éclectisme qui distingue le groupe depuis plus de dix ans. Même si on perçoit une tonalité électro-pop un peu plus prédominante, comme sur Life's a dance ou le remuant Fire Earter parsemé de guitares aux sonorités 70's, lesquelles se rapprochent d'un rock progressif et déstructuré (Motorbremsen) ou coloré reggae (national Quota), l'album traverse des atmosphères plus planantes (White spirit), jazz et soul (Mind over matter) ou folk ténébreux (Rhursday night rover disco). On plonge même dans une ambiance résolument néo-punk avec la cold-wave du début 80's de Caution Horses ; un morceau sombre et envoûtant sublimé par la voix de David K Anderman, semblant sortir d'outre-tombe, elle-même portée par des riffs de guitares saturés et endiablés. Même si les titres sont plus parlés que chantés, les interprétations des fidèles David K Anderman et Jamika Ajalon confirment un autre virage: la raréfaction des compositions 100% instrumentales. Motorbremsen et White Spirit en étant l'exception. Mais c'est justement cette présence vocale qui permet à Zenzile de s'aventurer sur de nouveaux territoires musicaux. Du coup, Pawn Shop se présente et s'écoute comme un melting-pot d'influences diverses et variées, que la maîtrise des orchestrations et arrangements, épurée et apaisée, permet d'assimiler sans entrave.
« Controlling Crowds part IV », dernier album d’Archive
ARCHIVE a sorti ce lundi son dernier album « Controlling Crowds part IV », suite et fin du septième l'abum sorti au printemps dernier intitulé Controlling Crowds. Souvenez vous, Controlling Crowds était un triptyque musical épique au scénario onirique basé sur son titre: "le contrôle des foules".
En seulement un mois, avec des moyens de production réduits, alors que trois avaient été nécessaires aux sessions de "Controlling Crowds", Archive va enregistrer et mixer en janvier 2009 onze titres sous la houlette du co-producteur Jérôme Devoise.
Quatre morceaux, laissés à l’état de démos six mois plus tôt parce qu’ils n’entraient pas dans le cadre de l’histoire du premier opus trouvent ainsi leur aboutissement dans ce nouvel univers parallèle, qui introduit dans le concept de contrôle la notion d’amour et des aspects plus personnels de son emprise car ils touchent directement la vie des membres du groupe.
Pollard, Maria et Rosco se remettent à écrire et à travailler sur d’autres morceaux apportés par Darius. Des bases musicales qu’il avait posées à Southampton chez Dave, aux nouvelles maquettes travaillées avec Dan à Brighton avant que l’ensemble soit finalisé en studio à Londres, cette quatrième partie apporte une conclusion très originale à Controlling Crowds, finalement heureuse, lumineuse et pleine d’espoir, voire même enjouée et beaucoup plus optimiste qu’au commencement. Les chansons parlent d’elles-mêmes dans un style plus classique et mélodique, avec plus d’éléments pop et électro, comme si elles devaient chanter la comédie musicale d’une nouvelle odyssée de l’espace et de l’espèce entre l’homme et la machine.
Controlling Crowds Part IV présente Archive, comme un vrai groupe, comme vous ne l’avez encore jamais entendu, mais pourrez le voir sur scène au complet dès janvier 2009 lors d’une grande tournée, dont la set-list est un vrai casse-tête à établir, même si les deux premières parties de l’album précédent y figurent déjà en bonnes places.
Moins désincarnée que lors de ses derniers voyages, la mission Air entre en position cosmique sur son dernier album Love 2 : chronique.
Plus que jamais, Air est allé braconner dans la grande malle oubliée des soundtracks sixties et seventies les ornements et les pigments qui, en efflorescences chromatiques ou en arrière-plans climatiques, composent la trame de morceaux nettement plus véloces et distingués que tout ce qui a pu se faire ces dernières années en matière de cinéma sonore. Quand la plupart se contentent de citer Morricone, Quincy Jones ou François de Roubaix comme on colle un papillon rare sur une toile cirée, Air s’en approprie les secrets de fabrication, les timbres sauvages, les nuanciers mélodiques, jusqu’aux voix qui évoquent de façon troublante certains fantômes de Celluloïd, de Claudine Longet (Sing Sang Sung) à Wall-E (Missing the Light of the Day).
Charlotte Gainsbourg revient en décembre avec un album produit par Beck : premier extrait mis en ligne et en téléchargement aujourd'hui.
5:55, précédent album de Charlotte Gainsbourg vendu à, quand même, plus de 500 000 exemplaires n'était donc pas un retour sans horizon. On savait Charlotte Gainsbourg en studio depuis quelques longs mois, un an et demi de labeur environ, avec Beck ; et le premier résultat de cette union forcément excitante, qui s'intitulera IRM et sortira le 7 décembre prochain, vient d'émerger sur son site officiel.
Le morceau, qui porte le même titre que l'album, se télécharge à cette adresse. Un single, intitulé Heaven Can Wait et chanté en duo avec son nouveau pygmallion, devrait paraître dans une dizaine de jours.
Eiffel, A tout moment:
Le groupe rock bordelais Eiffel mené par Romain Humeau a sorti son nouvel album le 5 octobre 2009: A Tout Moment (PIAS).
Un premier extrait de l'album intitulé "A tout moment la rue" passe d'ores et déjà en radio et est actuellement en écoute sur la page myspace d'Eiffel. Les choeurs à la fin du morceau sont assurés par Bertrand Cantat. myspace de Eiffel
Trois ans après un Végétal qui confirmait son talent, la chanteuse aux univers multiples et colorés est de retour avec un album décomplexé, entièrement chanté en anglais. Aussi dense qu'intense avec ses envolées à la Kate Bush, The Big Machine permet à Emilie Simon de franchir une nouvelle étape dans son irrésistible ascension artistique.
Comme il doit faire bon être Emilie Simon… Pouvoir arpenter sans contraintes, légère et court-vêtue de sa seule imagination, les champs des possibles que déploient devant ses yeux (et nos oreilles) les infinies possibilités offertes aujourd'hui par la musique moderne. Pouvoir accoucher d'un album au naturel, sans une escouade d'obstétriciens de studio toujours prompts à pousser la péridurale au risque de dénaturer la beauté de l'acte. En un mot, pouvoir composer et enregistrer un album comme on le souhaiterait vraiment, avec pour seul intermédiaire toléré le système nerveux assurant la jonction entre l'âme de l'artiste et ses mains. Telle est la réalité d'Emilie Simon qui peut sans rougir apposer au dos de chacun de ses albums la mention "Écrit, composé, arrangé, programmé et réalisé par Emilie Simon" – à la différence près que cette fois, c'est écrit en anglais. C'est même là une des différences majeures de ce troisième album (on vous fait grâce de la BO des pingouins) de la Montpelliéraine, désormais reconvertie en New-Yorkaise : l'anglais. S'il lui est arrivé, dès son premier album, de pousser la chansonnette dans la langue de Lou Reed, le switch est ici définitif et quelques résurgences francophones mises à part, tout est chanté en anglais sur The Big Machine.
"Chanté" est d'ailleurs la deuxième nuance qui caractérise le disque, car Emilie Simon n'aura jamais aussi bien donné de la voix (enfin, VENDU de la voix, hein, on ne vous dira jamais assez qu'il faut rémunérer les artistes à leur juste valeur), dont certaines envolées ressemblent à s'y méprendre à la légendaire Kate Bush – à tel point qu'on s'est retrouvés plusieurs fois le nez dans le livret à vérifier si certains titres n'étaient pas des reprises. La comparaison avec l'interprète de Babooshka et Wuthering Heights n'a d'ailleurs rien d'injurieux car, au-delà de cette voix reconnaissable entre mille, l'Anglaise était déjà révérée en son temps pour la qualité de ses productions. Ce qui nous amène au dernier point de The Big Machine : les chansons. Dense et riche comme les autres productions de Mademoiselle Simon, cette troisième livraison se caractérise aussi par une approche plus frontale et plus pop (Chinatown, Nothing to do with you, Fools like us, la fantaisie proto-cabaret Rocket to the Moon qui ferait un single assassin... Les exemples ne manquent pas), comme si la mutation entamée sur Végétal avait définitivement abouti pour laisser éclore une Emilie Simon plus décomplexée que jamais.
Deux ans après Hope & Sorrow, WaxTailor revient avec un nouvel album intituléIn theMoodforLife. L’album est sorti en digital le lundi 14 septembre et lundi 21 septembre dans les bacs.
et voila le dernier de l'EP,"Psyche" remisx avec Martina Topley Bird, justeici
Massive Attack : le remix de "Bulletproof Love" en écoute
Un nouvel extrait du maxi Splitting The Atom de Massive Attack est désormais disponible sur le net. Le remix de Bulletproof Love par Van Rivers The Subliminal Kid est donc à découvrir ici-même.
le nouvel EP de Massive Attack Splitting The Atom sera disponible le 5 octobre prochain via Virgin. Après le très classe Prey For Rain avec Tunde Adebimpe de TV On The Radio, le remix de Bulletproof Love avec Guy Garvey de Elbow est désormais en écoute, et streamable juste en dessous via SoundCloud :
L'Album de Muse en écoute intégrale 4 jours avant sa sortie:
Les commentaires laissés à propos de l'album sont très divers. Alors que certains crient au scandale, dénonçant des titres "terriblement sirupeux", d'autres apprécient le changement et l'orientation nouvelle du trio alternatif britannique. Résumant bien les choses, un internaute prévient qu'il "faudra oublier les précédents albums pour l'apprécier". Effectivement, les inconditionnels de Showbizou d' Origin of Symmetrypeuvent passer leur chemin. D'ailleurs, les spectateurs du concert-surprise de Muse à Paris, le 8 septembre 2009 , étaient restés plus que dubitatifs face à de nouveaux titres, tels que Undisclosed Desires, "à tendance dangereusement Skyrock", selon un fan, très déçu à la sortie du spectacle. Les trois derniers titres de l'album, Exogenesis parties un, deux et trois, semblent toutefois être épargnés par les foudres des fans.
"Il ne s'agit pas d'une sortie"
"Attention, prévient Warner, il ne s'agit pas d'une sortie de l'album sur Deezer mais bien d'une pré-écoute exclusive comme il y en a régulièrement dans le cadre des opérations promotionnelles." La sortie officielle de l'album est prévue le 14 septembre 2009.
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